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Filets de pêche. Le Drezen tisse son avenir en numérique

Les bigoudènes en coiffe qui filaient à même le quai de Léchiagat (29) ont disparu. Mais Le Drezen est toujours là, perpétuant le savoir-faire bigouden de la maille nouée. Du traditionnel filet de pêche aux innovations les plus folles…

Les fileuses ramendeuses ont perdu leur coiffe, mais elles sont toujours là, à filer, nouer, chauffer et teindre quelque 500 à 600 tonnes de filets par an sur l’arrière-port du Guilvinec. L’histoire de Le Drezen a démarré en 1929. Avant tout pour pallier l’absence d’entreprises locales, capables de concevoir et réparer les filets des pêcheurs. Mais la maille devient vite une histoire familiale. Sans faille, puisque trois générations de Le Drezen se succèdent aux rennes de l’entreprise de Léchiagat. Il y eut Lili d’abord, le créateur, puis son épouse Clémentine, avant que l’entreprise bigoudène ne soit reprise par la branche Le Brun de la famille.

De la Bigoudénie à l’Amérique

Au départ des derniers héritiers ; c’était en 2011, l’entreprise de Léchiagat (29) passe brièvement sous giron portugais (Euronete). Avant d’être rachetée un an plus tard par le groupe américain Wireco, à la tête de 25 usines dans le monde pour un chiffre d’affaires d’un milliard de dollars. Les cinq ateliers, plus de 10.000 m² de surface au total, perpétuent la tradition bigoudène du filet de pêche, au gré des chaluts, de fond, pélagique ou huit faces, et autres sennes à thon, fabriqués par les 54 salariés de Léchiagat. Bien loin des 130 enregistrés en plein âge d’or des ports bigoudens, mais les carnets de commande se portent plutôt bien. « Il faut se battre sur les marchés, la concurrence fait mal, mais grâce à la diversification, notre activité est en augmentation », confirme Max Dufour, le directeur opérationnel de Le Drezen.

Si la pêche représente encore 95 % du chiffre d’affaires de l’entreprise, la clé du succès se trouve aussi du côté des activités plus ciblées. Des filets de protection, aux buts de football en passant par les filets de ski, l’entreprise, vise des marchés toujours plus diversifiés. À son palmarès, quelques grands noms de la voile, comme Desjoyeaux, Joyon, Guillemot et Le Cam, dont les filets multicoques ont été réalisés par Le Drezen.

Transporter un iceberg…

Mais l’évolution la plus spectaculaire du métier est à chercher du côté des sennes à thon, ces colosses de 1.600 mètres pour 90 tonnes. Qui sont ici conçus à partir d’un logiciel de simulation unique au monde. Cyrille Le Roux, le directeur technique de Le Drezen, peut passer jusqu’à une semaine sur le simple paramétrage des données (points de tension, courants, poids du bateau…) en vue d’obtenir le produit parfait et sur mesure. Quand il ne s’agit pas des projets les plus fous. À l’image de cette demande formulée par un client français de concevoir un filet capable de transporter un iceberg depuis le grand Nord jusqu’à l’Afrique…

Source : Laurence Texier (Le Télégramme - 06/09/2013)

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